huile Les propriétés des huiles essentielles

Huile pour le massage

Les huiles essentielles tiennent le devant de la scène depuis plusieurs années: même si l'on connaît les vertus des huiles essentielles depuis de nombreuses années, elles ont mis plus de cinquante ans à sortir de l'ombre.

Toutes les huiles essentielles sont douées de propriétés antiseptiques : certaines sont également antivirales ou anti-inflammatoires. Les huiles essentielles d'ail et de mélaleuca (arbre à thé) sont généralement considérées comme possédant les pro­priétés antivirales les plus puissantes. Pour des raisons évidentes, l'essence d'ail n'est pas employée pour les massages aromatiques (bien que cela se soit fait) mais plutôt par voie orale, sous forme de gélules. Contrairement aux antiseptiques chimiques, les huiles essentielles n'endommagent pas les tissus organiques et consti­tuent même une arme puissante contre toute agression. Durant la seconde guerre mondiale, le docteur Jean Valnet (l'un des pion­niers de l'aromathérapie en France), utilisa des huiles essentielles pour traiter des soldats atrocement blessés. Non seulement les essences aromatiques couvraient l'odeur putride des plaies gan­grenées, mais elles en retardaient l'évolution. Les huiles essentielles entraînent la guérison naturelle en sti­mulant et en renforçant les mécanismes de défense de l'orga­nisme. On attribue par exemple aux essences de camomille et de thym la faculté d'activer la production des globules blancs qui aident à lutter contre la maladie. La lavande en particulier, a la remarquable de favoriser la régénération des cellules de la peau, et de hâter de façon spectaculaire la cicatrisation des brûlures, des blessures, des ulcères, etc. Les huiles essentielles agissent également sur le système ner­veux central – certaines ont un effet sédatif (camomille, lavande), d'autres stimulent (romarin, basilic). Quelques-unes rétablissent tin équilibre perturbé. L'ail, par exemple, fait remonter ou redescendre une tension trop basse ou trop élevée. De même, la bergamote et le géranium peuvent aussi bien apaiser que stimuler, en fonction des besoins de la personne – une propriété qui fait totalement défaut aux produits synthétiques ou chimiques. La chimie des huiles essentielles est complexe. Elles se compo­sent de centaines d'éléments : terpènes, alcools, aldéhydes, esters, et certainement beaucoup d'autres, encore inconnus. C’est ce qui explique pourquoi une même essence peut se révéler efficace dans un grand nombre d'indications. Les essences sont produites dans la nature (pas dans un laboratoire), de sorte que les effets secondaires sont quasiment nuls. Un médicament chimique peut posséder un seul principe actif, et s'avérer de ce fait très puissant, mais également mal équilibré. Il manque à ces produits l'action synergique (c'est-à-dire l'harmonie d'une huile essentielle) d'un remède homéopa­thique ou phytothérapeutique. C'est la raison pour laquelle les médicaments chimiques ont une action disproportionnée par rapport à l'objectif recherché. Les effets indésirables sont l'inévi­table conséquence d'une approche aussi brutale. Néanmoins, les substances présentes dans la nature ne sont pas toutes anodines. Il suffit de mentionner les feuilles de laurier (à partir desquelles on extrait le cyanure) et la digitale, qui peu­vent être mortelles si elles ne sont pas administrées avec précau­tion. Cependant, prises à doses homéopathiques, ces deux plantes sont dépourvues d'effets toxiques. Il est intéressant de noter que le docteur Jean Valnet et d'autres médecins spécialisés en aromathérapie clinique ont découvert que le fait d'associer certaines huiles essentielles leur conférait une efficacité bien plus grande que lorsqu'elles étaient utilisées seules. C'est là qu'intervient le mystérieux facteur de synergie – l'ensemble possède une action supérieure à la somme de ses parties. Ce phénomène est particulièrement sensible en ce qui concerne l'action bactéricide des essences. Un composé de clou de girofle, de thym, de lavande et de menthe poivrée, par exemple, possède un pouvoir d'action qui va bien au-delà de ce qu'un chimiste serait en droit d'attendre d'un tel mélange (il faut donc tenir compte de l'action conjuguée des constituants chimi­ques de ces huiles). Curieusement, d'une manière analogue à une note de musique dissonante, on obtient un effet inverse en asso­ciant plus de cinq huiles différentes. L'action bactéricide s'en trouve alors affaiblie. L'aromathérapie, comme toutes les médecines naturelles, a pour but de renforcer le système immunitaire de l'organisme. La médecine allopathique tend à affaiblir les défenses de ce dernier en supprimant les symptômes sans en guérir la cause. Par ailleurs, les médicaments chimiques provoquent des effets indésirables contre lesquels l'organisme doit se mobiliser, alors qu'il le fait déjà pour la maladie. Cette situation peut provoquer une mala­die iatrogène (résultant des médicaments), problème sans doute beaucoup plus répandu qu'on ne le croit généralement. Il nous faut donc trouver un moyen terme en acceptant l'idée qu'on ne peut éliminer totalement l'usage des médicaments ; tout a sa place dans le schéma holistique des choses. Si, par exemple, une personne ne réagit pas à un traitement naturel, ou qu'elle se trouve dans une situation de survie (accident de la route, trouble organique d'origine congénitale, etc...), le recours aux médicaments allopathiques peut être vital.

 

 

    Ecrit par Marc le 2008-04-05