huile L’utilisation de l’huile d’olive comme produit de beauté

Huile pour le massage

L'huile d'olive possède de nombreuses cordes à son arc. Déjà utilisée pour ses bienfaits protecteurs et ses propriétés adoucissantes, elle a aussi été sollicitée dans le domaine des parfums. En faisant la preuve de ses capacités à fixer les principes odorants, elle est vite devenue la base de diverses préparations.

Ainsi, le célèbre parfum de Corinthe n'était autre que de l'huile parfumée avec des fleurs de dattier et d'iris. Dès la Grèce antique, la fabrication des parfums fit appel à l'huile d'olive. Pour préparer ces parfums, il fallait d'abord se procurer une huile très limpide, que l'on appelle « omphacine » et qui est obtenue à partir de certaines olives encore vertes, pressurées délicatement pour ne pas en abîmer le noyau. Mais ce n'était pas la seule huile utilisée puisque l'on se servait aussi d'huile de sésame ou d'amande. Il fallait ensuite procéder à l'extraction des essences spécifiques des plantes qui sont nécessaires à la fabrication des parfums. Parmi les différents procédés d'extraction qui furent utilisés, il en existe un qui fait appel à un corps gras et que l'on nomme macération à chaud ». Il permet en effet d'obtenir des « huiles essentielles » comme les huiles de rose, de myrrhe ou de safran... Mais on utilisait aussi l'omphaline pour fixer les principes odorants de la fleur de vigne. Et quant à la « roseum oleum », une huile de rose obtenue par macération de pétales de roses, elle constituait pour Pline le meilleur hédysmate, c'est-à-dire une substance qui rend suave. Au gré des modes, des régions et des goûts, ces huiles parfumées furent donc utilisées en onction après le bain ou tout simplement comme des parfums. Ainsi, en Orient, en Égypte ancienne et dans la Rome antique, il était de bon ton de se parfumer, et les parfums faisaient fureur, alors qu'en d'autres temps, plus austères, ce luxe n'était réservé qu'aux courtisanes.

 

 

    Ecrit par Monique le 2008-04-10